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Colloque organisé par le GREITD, l’IRD

et les Universités de Paris I (IEDES), Paris 8 et Paris 13

"Mondialisation économique et gouvernement des sociétés :

l’Amérique latine, un laboratoire ? "

Paris, 7-8 juin 2000

Le thème de la mondialisation semble, en ce début de siècle, devoir être au centre de tous les débats sur les transformations sociales, et particulièrement dans les pays " émergents " (qu’on appelait il y a peu encore : nouveaux pays industrialisés). En règle générale ces débats visent à décrire une mondialisation de la circulation des biens et de la finance, pour ensuite en déplorer les conséquences sociales ou au contraire en dénoncer les freins : rôle excessif des Etats ou caractère attardé des mentalités. La mondialisation prend ainsi la suite de " l’ajustement " et du " néo-libéralisme " dans leur rôle d’adversaire privilégié, de mal nécessaire ou de panacée.

Ce colloque cherchera à dépasser ce type de débat, pour voir ce qui se joue lors du processus de mondialisation dans des sociétés qui sont pour nous des sociétés " test " ; il s’agit ici, principalement mais non uniquement, des sociétés latino-américaines, considérées soit comme objets d’études en elles-mêmes, soit comme éléments d’une comparaison, comme " miroirs " permettant de mieux comprendre ce qui se passe ailleurs (y compris en Europe). Ce qui se passe depuis une quinzaine d’années en Amérique latine dans des domaines aussi divers que l’abandon de la souveraineté monétaire, les modes décentralisés de gestion du territoire, la flexibilisation de l’usage du travail et le démantèlement de la protection sociale, la pénétration de l’espace public par des réseaux corruptifs et criminels, apparaît comme annonçant ce qui caractérise non seulement certaines régions d’Afrique ou d’Asie, mais aussi l’Europe. C’est en cela que l’Amérique latine pourrait bien constituer un laboratoire, permettant de comprendre le devenir d’une grande partie du monde.

Nous partirons du principe selon lequel les transformations majeures qu’on voit apparaître ne se situent pas dans un domaine traditionnel de l’analyse (l’industrie, l’agriculture, la finance, les régimes politiques, la violence et la criminalité, la décentralisation etc.) mais à la jonction de deux ou plusieurs de ces domaines. Par exemple, les mutations financières ont pour nous des conséquences directes sur les statuts du travail ; ou encore le type de mondialisation des échanges en cours modifie radicalement le mode de gestion d’un territoire national ; la transformation des modes de circulation des biens et de l’argent est en rapport direct avec la criminalisation de certains Etats ; la précarisation du travail impose un nouveau mode de gestion politique. Cette nécessité de mettre en relation de champs de recherche souvent séparés fait alors de la pluridisciplinarité non pas un principe, mais une nécessité pratique dans l’organisation des débats.

Les débats autour de cette problématique porteront sur quatre thèmes (autant de demi-journées) qui nous semblent être les plus à même de mettre à jour les innovations sociales qui ont pour théâtre l’Amérique latine. Ces thèmes ont été choisis en fonction de leur transversalité disciplinaire : 1- Mondialisation marchande et financière 2- Recompositions territoriales et relocalisations 3- Marché du travail, protection sociale et gouvernabilité 4- Corruption, criminalisation des pouvoirs et illégalismes .

Le comité d’organisation du colloque est formé de :

Christian Azaïs, maître de conférences à l’U. d’Amiens, Robert Cabanes, directeur de recherches à l’IRD, Jean Cartier-Bresson, professeur à l’U. de Reims, Bruno Lautier, professeur à l’U. de Paris 1-IEDES, Jaime Marques-Pereira professeur à l’U. de Lille 1, Jean Rivelois, chargé de recherches à l’IRD, Hélène Rivière d’Arc, directeur de recherches au CNRS-CREDAL, Robert Rollinat, professeur à l’U. d’Artois, Pierre Salama professeur à l’Université de Paris 13, Marie-France Schapira, professeur à l’U. de Paris 8, Bruno Théret, directeur de recherches au CNRS-IRIS

  1. MONDIALISATION MARCHANDE ET FINANCIERE.

La mondialisation n’affecte pas les différents marchés à la même vitesse. La mondialisation financière est déjà presqu'arrivée à son terme, et seuls l'apparition de nouveaux produits financiers et l'essor des technologies de l'information sont de nature à l'affecter (ce qui déjà est considérable). La mondialisation des échanges des biens est loin d'être complète, et on peut dire qu'on est au milieu du gué. Quant à la libre circulation des travailleurs, elle est bien loin d’atteindre le niveau atteint par les marchandises. Elle existe pour les travailleurs les plus qualifiés, et se traduit par un coût pour les économies latino-américaines ; elle est le plus souvent illégale, bien que parfois massive, pour les travailleurs non-qualifiés. Les trois marchés ne coexistent pas pacifiquement. Le premier imprime aux deux autres, à des degrés divers, sa loi. Il existe donc une asymétrie et une hiérarchie entre eux. La précarisation se développe par exemple comme conséquence des nouvelles manières de produire (mondialisation des échanges) mais aussi comme résultat de la prégnance du financier sur le productif.

La crise financière asiatique et ses répercussions au niveau international ont posé à nouveau la question de la mondialisation-globalisation des économies, du rôle, de la place, des fonctions des Etats face à ce que certains auteurs ont qualifié de "gouvernance mondiale". En Amérique latine, c'est à partir d'une vision néo-libérale de l'insertion du sous-continent dans l'économie mondiale, qu'une stratégie de l'intégration économique a été relancée: celle d'un "régionalisme ouvert" où l'interdépendance des différents pays serait ordonnée autour d'une libéralisation et d'une dérégulation accrue des systèmes économiques. Elle pourrait, à terme, avoir une conséquence majeure: la perte de souveraineté monétaire des Etats (dollarisation "contrainte").

Ce sont ces deux thèmes qui constitueront l'objet de cet atelier ; intégration et souveraineté monétaire. La crise financière constitue le premier signe de l'épuisement du modèle libéral et montre les limites du succès de la sortie libérale de la crise hyperinflationniste des années quatre vingt. Elle met en péril les tentatives de concevoir l'intégration sous la forme d'un marché commun. A l'inverse elle renforce la position de ceux qui, à la suite des Etats-Unis, optent pour la constitution d'une vaste zone de libre échange . Pourtant, l'issue à la crise passe par à la fois par un changement de régime d'accumulation et une nouvelle manière de penser l'harmonisation des politiques industrielles, monétaires et sociales des Etats impliqués dans un processus d'intégration, c'est à dire par une marche forcée vers un marché commun. La souveraineté monétaire est de nouveau questionnée avec l'éclatement de la crise financière. La question du change redevient centrale. Comme hier, la question dépasse celle de dévaluer ou non, et concerne surtout le régime de change. C'est dans ce contexte de crise financière et de récession que le Président Menem (Argentine) a lancé l'idée d'une dollarisation de l'ensemble des économies afin de retrouver stabilité financière et retour à la croissance. La dollarisation complète - c'est a dire l'abandon de la monnaie nationale comme moyen de circulation - paraît être pour certains économistes le remède à la très forte volatilité du PIB et des taux d'intérêt. La dollarisation complète des économies ne permet pas de diminuer la logique financière de ce régime d'accumulation. Elle ne peut qu'aggraver leur situation actuelle en limitant encore davantage que par le passé la possibilité des définir des politiques économiques contracycliques, en les laissant démunis face aux changements de politique économique décidés aux Etats-Unis indépendamment de la situation des économies dollarisées.

 

 

 

 

II- Recompositions territoriales et relocalisations.

 

Nous partons d’une constatation : l’Etat perd sa centralité construite historiquement :

Du point de vue de l’organisation des pouvoirs sur le territoire national, il est contraint de composer avec des instances nouvelles de nature diverse : institutions, organisations et il tente de s’ériger en promoteur d’une décentralisation aux multiples facettes et appropriée par des intérêts locaux politiques et économiques, ce qui n’est pas sans interroger la forme fédérale de gouvernement, qui tend à perdre son aspect uniforme. Aussi l’Etat fédéral se voit-il affublé de formes nouvelles.

Les Etats fédéraux semblent engagés dans des logiques contradictoires. Soit, ils sont secoués par les effets de la mondialisation et la nature de l’Etat-nation risque alors de changer ; soit, sous l’effet de la démocratisation des régimes, on a assisté à des processus de décentralisation, qui ont permis l’émergence de nouveaux acteurs et de logiques politiques qui ne sont pas forcément en accord avec l’Etat central.

De plus, et cela constitue le deuxième axe de la réflexion que nous proposons, l’Etat n’a plus le monopole de la régulation économique en ce sens que l’on assiste à une concurrence entre les territoires en quête de développement, concurrence qui s’accentue en raison de la mondialisation des économies. Les territoires sont donc poussés à valoriser les éléments qui leur garantissent une compétitivité ; celle-ci passe par la recherche d’actifs spécifiques qui ne reposent plus uniquement sur la disponibilité de ressources naturelles ou sur un marché du travail local, mais elle contient une dimension cognitive et informationnelle sur laquelle se jouent les différences.

La forme définitive de ces ordres politiques est nécessairement inédite, quoique sans doute inspirée des principes du fédéralisme, car elle devra intégrer des relations complexes et différenciées, mêlant aux innovations des traits culturels et territoriaux hérités de l’histoire.

Ces constructions sont donc appelées à répondre aux défis de la différenciation sociale (identité, sentiment d’appartenance) et territoriale (concurrence, attractivité des territoires) interne aux sociétés et d’une mondialisation économique portée tant par les stratégies des grandes firmes capitalistes et de la haute finance que par celles de nombreux Etats convertis au " mercantilisme libéral ". L’État-nation, dans ce nouveau contexte, sera conduit à reconnaître et à faire une place à la variété des principes d’intégration socio-économique, notamment à côté de l’échange marchand et de la redistribution politique, aux formes de réciprocité qui se développent dans l’ordre domestique et dans la société civile.

Dans cette perspective, le thème de la recomposition des territoires pourra être abordé à partir de chacun des trois grands facteurs qui produisent de la " glocalisation " : la production de richesse, la recherche de puissance politique, et la socialisation des individus constitutive de leur identité communautaire ou sociétaire. Mais seront aussi particulièrement bienvenues les contributions qui auront pour souci d’articuler en les hiérarchisant ces trois dimensions analytiques, en montrant sur des cas concrets leur jeu dans la production des nouveaux territoires et leur relation à ceux qui leur préexistent.

 

 

III- marché du travail, protection sociale et gouvernabilité.

L'éclatement des statuts d'emploi résultant des nouvelles formes d'organisation du travail est désormais un fait établi, au même titre que la remise en cause généralisée des droits sociaux, autrefois reconnus par les Etats comme une dimension fondamentale de la citoyenneté (même lorsqu'ils n'étaient pas effectivement garantis pour une grande partie des populations). Nombre de recherches ont mis en lumière les ressorts d'un tel bouleversement socio-politique qui engage en fait la façon par laquelle sont gouvernées les sociétés une fois qu'elles sont soumises à l'ajustement structurel. Ces travaux ont montré que la précarité du travail et l'exclusion sociale, loin d'en être de simples effets regrettables devant à terme disparaître, constituent un mécanisme premier de l’ajustement

Il faut aujourd'hui s'interroger sur les problèmes de cohésion sociale et territoriale que soulève la mise en œuvre du projet néolibéral. Il apparaît alors illusoire de penser que la reproduction de la société puisse se faire, comme le suppose le néo-libéralisme, par la seule interaction des volontés individuelles souveraines s'exprimant dans les pratiques de marché. Il faut donc dépasser les problématiques de l'analyse du marché du travail et de la protection sociale qui donnent du champ social une vision dépolitisée, qui rabattent la question sociale d'un côté sur la technologie, en faisant de la flexibilité du travail un impératif incontournable, et de l'autre, sur l'éthique, en fondant la nécessité d'une lutte contre la pauvreté sur la morale. Le débat sur la reproduction sociale, ainsi réduit à un problème de " bonne gouvernance ", fait dès lors l'impasse sur la question de savoir comment les Etats assureront désormais la cohésion de la société et par là leur légitimité.

Au-delà d'une évaluation de l'efficacité et de la dimension morale de l'action des firmes et des pouvoirs publics, ce colloque cherchera à mettre à jour les mécanismes politiques et économiques qui constituent un nouveau mode de gestion des populations, articulant l'ensemble des divers segments sociaux que cloisonnent par ailleurs le fonctionnement du marché du travail . Il s’agit aussi d’analyser les nouvelles formes décentralisées d'intervention sociale, ciblées sur chacun d'eux. La " lutte contre la pauvreté " apparaît alors comme la pièce essentielle d’un dispositif d’intervention sur l’ensemble des populations, et le moment crucial d’une réarticulation des rapports entre l’Etat et le marché qui va bien au-delà de la redéfinition des fonctions minimales de l’Etat (et des externalités positives que génère son intervention).

C'est là une nouvelle problématique de recherche qui sera discutée dans cette session du colloque du GREITD. L'analyse conjointe des nouvelles modalités de fonctionnement du marché du travail et de protection sociale, de leur impact sur l'action collective ainsi que celle de leurs enjeux micro et macro-économiques devrait permettre de préciser les conditions réelles de gouvernabilité de sociétés qui ne sont pour le capital mondialisé que des " marchés émergents ".

Deux questions apparaissent alors centrales. La première est la façon dont la pression imposée par la recherche de la compétitivité a des conséquences qui vont bien au-delà des modes d’organisation du travail. Au-delà de la précarisation et de la flexibilisation, c’est l’ensemble des statuts sociaux des travailleurs qui sont éclatés, redéfinis et recomposés, l’Etat étant à la fois mis à l’écart et sommé de gérer les conséquences de cet éclatement.

La seconde question est celle du devenir de la protection sociale ; la diversification et la volatilité des statuts sociaux remettent en question la notion même de droits sociaux attachés au travail. Derrière la gestion à la fois financière, technique et " éthique " de la question sociale, c’est à une dépolitisation du champ qui était au centre du problème du gouvernement depuis un demi-siècle qu’on assiste. Mais le politique resurgit parfois, par des voies imprévues (comme au Venezuela).

IV– CORRUPTION, CRIMINALISATION DES POUVOIRS ET ILLÉGALISMES.

Dans de nombreux pays, un tel objet de recherche est devenu incontournable, car les pratiques et stratégies criminelles et illégales sont de plus en plus à la base d’un " développement de substitution " qui engage les sociétés locales (rurales et urbaines), implique certains pouvoirs politiques, alimente les économies du Sud comme du Nord et revêt donc une dimension transnationale. Dans le débat sur ce thème, deux positions s’affrontent ; l’une, la plus classique, est normative, et tente d’élaborer les voies d’une restauration (ou d’une instauration) d’un Etat de droit rationnel " weberien ". L’autre, refusant le point de vue normatif, voit dans les phénomènes criminels et corruptifs les éléments d’un mode original de construction ou de transformation de l’Etat, et pose le problème de la légitimité des illégalismes.

Il s’agira tout d’abord de saisir le rôle des acteurs illégaux dans les transformations de l'Etat et selon quelles gradations s'opère, dans de multiples pays, le passage entre un système politique fondé en partie sur la corruption, à un système politique plus ou moins perméable aux mafias et pouvant aboutir au cas extrême de constitution d'Etats mafieux. Si, dans les pays du Sud, la distinction entre marges et centre des systèmes politiques est traditionnellement gommée par la corruption et la tolérance d'une appropriation privée de la violence, la principale transformation apparue au cours de ces dix dernières années est que les groupes criminels et les mafias deviennent maintenant des acteurs politiques et économiques à part entière, enlevant aux Etats le monopole de la violence légitime et de la redistribution, en accord ou non avec les responsables de ces Etats. Ce processus contribue à diversifier les sources de captation des richesses et à rendre les Etats ou certaines de leurs régions ingouvernables.

Mais ce n’est pas seulement l’Etat qui se transforme avec la montée des illégalismes ; les relations entre les entrepreneurs privés, certaines catégories de travailleurs (" illégaux ", immigrés ou non), groupes criminels et mafias, et de tous ces acteurs sociaux avec les agents de l’Etat, sont profondément transformées. Le développement des illégalismes est intimement lié à des phénomènes sociaux ( régulation sociale de la pauvreté par la mise à disposition d'emplois souterrains pour les exclus des activités formelles et informelles, redistribution clientéliste de la " manne ", différenciation socio-spatiale), politiques (problèmes de gouvernabilité dans le cadre de tendances à l'autonomisation régionale, rôle des oligarchies) et économiques (dérégulation et complexification des marchés financiers favorisant le blanchiment-recyclage, ouverture des frontières facilitant les trafics, injection de richesses contribuant à amortir la diminution des subventions publiques).

Deux grandes questions seront abordées (qui ne sont distinguées que pour des besoins de clarté). La première est celle du rôle des illégalismes dans la construction et les transformations de l’Etat ; si la " criminalisation de l’Etat " n’est pas le cas général en Amérique latine, il n’en demeure pas moins que le statut de la loi dans l'organisation sociale a changé, à partir de l'émergence de nouveaux acteurs criminels dotés de fortes capacités de corruption. Il ne s’agit pas là d’effets pervers conjoncturels de la mondialisation , ou d’épiphénomènes ; le crime et la transgression des lois seront ici considérés à la fois comme les effets structurels d'un système politique, social et économique, et comme des déterminations contribuant à la transformation du système global.

La seconde question est celle du rôle des illégalismes dans l’accumulation de capital ; Le caractère transnational des trafics (de drogue, bien sûr, mais aussi d’armes, de multiples matières premières, et de main d’œuvre), ainsi que les bénéfices qu'il génère ont des répercussions indéniables sur les modèles et les politiques de développement, autant dans les pays du Nord où l'argent est blanchi que dans les pays du Sud qui récupèrent une partie de la manne. De nouvelles rentes illégales se constituent, des investissements (à travers le blanchiment-recyclage) en découlent ; et des millions de travailleurs, projetés dans l’illégalité, voient la précarité de leur existence même en tant que travailleur " libre " s’ajouter à la précarité de leur emploi.

Organisation des débats :

Lieu du colloque : IRD, 213 rue Lafayette, 75010 Paris.

Le colloque aura une durée de deux jours, chacune des quatre demi-journées étant consacrée à l’un des thèmes décrits ci-dessus. L’examen de chacun des thèmes sera divisé en deux sessions, d’une heure et demie chacune.

Les débats seront pleiniers ; cela nous semble nécessaire pour enclencher une réelle dynamique des débats, se développant de demi-journée en demi-journée (ce qui n’est pas possible avec des ateliers fonctionnant " en parallèle "). Le nombre des textes exposés par leurs auteurs sera donc nécessairement réduit. Les participants qui ne présenteront pas oralement leur communication pourront néanmoins -s’ils la font parvenir au comité d’organisation du colloque au moins un mois avant le colloque- demander à ce qu’elle soit rendue disponible, sur internet et sur papier (les anglo-saxons appellent cela des " posters ") . Le rapporteur de chaque session en tiendra compte dans son introduction au débat et y renverra.

Chaque session devant durer une heure et demie, chaque auteur et rapporteur se verra accorder environ 15 minutes, 30 minutes étant consacrées aux débats dont il sera fait une synthèse écrite.

Ouverture du colloque : 7 juin 2000, 9-10 h.

Session I : Mondialisation marchande et financière. (7 juin, 10-13 h.)

Session I-1 : Intégration commerciale et libéralisation financière

Session I-2 : Mondialisation et souveraineté monétaire

Session II : Recompositions territoriales et relocalisations

(7 juin, 14 h.30-17 h.30)

Session II-1 : Territoires du politique : fédéralisme et décentralisation.

Session II-1 : Territoires de vie, territoires de travail.

Session III : Marché du travail, protection sociale

et gouvernabilité (8 juin, 9-12 h.)

Session III-1 : L’éclatement du travail : compétitivité et précarité.

Session III-2 : La fin des droits sociaux ?

Session IV : Corruption , criminalisation des pouvoirs , et illégalismes

(8 juin, 13 h.30 -16 h.30)

Session IV-1 : Illégalismes, construction et transformations de l’Etat.

Session IV-2 : La manne illégale et l’accumulation

Clôture du colloque : 8 juin, 16h.30-17 h.30

Colloque organisé par le GREITD, l’IRD et les Universités de Paris I (IEDES) et Paris 13

"Mondialisation économique et gouvernement des sociétés :

l’Amérique latine, un laboratoire ? "

Paris, 7-8 juin 2000, à l’IRD 213 Rue Lafayette, 75010 Paris

Proposition de communication et préinscription :

Nom :

Prénom :

Organisme ou institution de rattachement :

Adresse professionnelle :

tél : fax : courrier électronique :

(si vous le désirez) : Adresse privée :

tél : fax : courrier électronique :

Proposera une communication : OUI NON (entourer)

Titre provisoire de la communication (joindre un résumé d’une demi-page à une page) :

 

 

Les droits d’inscription, comprenant les textes des communications, sont fixés à :

250 FF (150 FF pour les étudiants et chômeurs), à verser par chèque à l’ordre du GREITD à l’une des adresses ci-dessous.

Ce bulletin est à envoyer, pour les auteurs de proposition de communications, avant le 10 mars 2000 à :

Bruno Lautier, GREITD, 63 passage du bureau, 75 011 Paris ; fax : (33) 1 43 79 73 09,

courrier électronique : lautierb@aol.com

ou à : Marguerite Bey, IEDES-Paris I, 45 bis av. de la Belle Gabrielle ; 94736 Nogent/Marne cedex, fax : 01 43 94 72 44, courrier électronique : bey@univ-paris1.fr

et pour les autres avant le 1er avril 2000, aux mêmes adresses.

Il sera répondu dans un délai de 15 jours aux auteurs de proposition de communications ; celles-ci ne devront pas excéder 25 pages (en 12 points, interligne simple), et être fournies avant le 1er mai (trois exemplaires sur papier, et disquette ou courrier électronique en Word PC).

 

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